
Église Saint-Jean-de-Malte
Le premier bâtiment religieux bâti sur le site est une chapelle que les Hospitaliers érigent à leur installation à Aix, au Xlle siècle, sur le chemin d’Italie, à l’emplacement actuel de l’abside. C’est parce que les comtes de Provence de la maison de Barcelone Alphonse II et son fils Raymond-Bérenger IV décident d’y élire leur sépulture qu’est entreprise la construction d’un bâtiment beaucoup plus imposant. C’est ainsi que, sur les instructions du testament de la comtesse Béatrice de Provence, fille de Raymond-Bérenger, l’église Saint-Jean-de-Malte aurait été construite entre 1272 et 1277, dans un style gothique provençal, à nef unique et chapelles entre les contreforts, hors des murs de la ville, ce qui en fait le plus ancien monument gothique de Provence. Mais des problèmes de datation rendent les estimations incertaines.






Lycée Mignet
Les couvents mitoyens des Andrettes et des Bénédictines construit dans la seconde moitié du 17e siècle, furent nationalisés sous la Révolution, transformés en prison sous la Terreur, puis en filature de coton. Le Collège central des Bouches-du-Rhône y fut ensuite installé, transformé en collège municipal puis en lycée en 1879. Cet établissement, fréquenté par toute la jeunesse de la région aixoise eut notamment pour élève le romancier Emile Zola, le peintre Paul Cézanne, qui y nouèrent une longue amitié, le compositeur Darius Milhaud et l’historien Auguste Mignet, dont il porte le nom. Ce dernier, né dans cette rue, fils d’un ferronnier vendéen marié à Aix, compagnon d’Adolphe Thiers, fut historien de la Révolution et académicien




Paul
Cézanne, né le 19 janvier 1839 à Aix-en-Provence et mort le 22
octobre 1906 dans la même ville, est un peintre français, membre un
temps du mouvement impressionniste et considéré comme le précurseur
du post-impressionnisme et du cubisme.
Par sa volonté de faire «
du Poussin sur nature », il apparaît comme un continuateur de
l’esprit classique français autant qu’un innovateur radical par
l’utilisation de la géométrie dans les portraits, natures mortes et
les nombreux paysages qu’il peint, d’Ile-de-France et de Provence,
particulièrement de la campagne d’Aix-en-Provence. Il a notamment
réalisé une série de toiles ayant pour motif la montagne
Sainte-Victoire. Il est considéré comme le » père de l’art
moderne. »

FONTAINE DES BAGNIERS
La
fontaine des bagniers – aussi appelée fontaine des Chapeliers – se
trouve en pleine ville, adossée rue des chapeliers, face à la rue
des bagniers dont elle porte le nom. C’est l’une des plus
anciennes : elle a été construite en 1687, mais déplacée de
quelques mètres en 1758. Elle était à l’origine, alimentée en
eau chaude, mais celle-ci fut remplacée par l’eau de la ville au
moment de ce déplacement. Pourquoi ? Parce que l’eau thermale qui
venait de la rue des Chaudronniers se perdait en grande partie dans
les caves voisines. On rassembla donc les eaux chaudes par des canaux
et des aqueducs souterrains et on les dirigea sur le cours vers la
fontaine » moussue « . Quant à la fontaine des Bagniers,
elle fut, comme on l’a dit, alimentée en eau froide. Mais l’eau
chaude y a coulé pendant soixante-douze ans.
Rongée par le
temps, il ne reste du XVIIème siècle que le bassin en forme d’auge.
La tête et le massif sont du XXème, d’après les modèles
originaux. Elle a également été redécorée d’un médaillon en
bronze de Cézanne d’après à Renoir. L’ensemble est de
l’architecte Georges Vallon. Il a été inscrit aux Monuments
historiques en 1949.

